Redressements en gestion de patrimoine – Interview David Charlet, Président de l’ANACOFI / ANACOFI CIF

david-charlet-portraitDavid Charlet
Président
ANACOFI / ANACOFI CIF

Intervenant EFE à la formation « Actualité 2016 redressements en gestion de patrimoine » le 18 octobre 2016 à Paris

 

Le séminaire Redressements en gestion de patrimoine est le rendez-vous incontournable de la fiscalité du patrimoine et personnelle de la rentrée. Il réunit l’ensemble des acteurs de la fiscalité depuis plus de dix ans autour des membres du Conseil d’État et de la Cour de Cassation ! Cette année encore, l’ANACOFI et la CNCGP nous font l’honneur d’être nos partenaires.

 Boris Massoutier, responsable des départements Fiscalité et Gestion de patrimoine – EFE : quelles ont été les principales difficultés de vos membres cette année ?

L’adaptation à l’évolution ultra rapide de la réglementation reste la difficulté majeure.

Pour autant on peut noter également que les nouvelles obligations de formation annuelle (changement de système) n’ont pas été simples à mettre en œuvre.

En ce qui concerne directement le sujet de la conférence, les décisions fortes de jurisprudence, constatées cette année ont un peu déstabilisé certains professionnels.

Mais dans l’ensemble cela n’a pas été une année très compliquée.

Boris Massoutier : et comment intègrent-ils les dernières évolutions et soubresauts de la norme fiscale ?

Toujours très difficilement mais avec ce que l’on aurait appelé par le passé de la résignation.

Aujourd’hui entre les obligations de formation, qui ont amené à ce que de plus en plus d’acteurs leur offre des modules de mise à jour de qualité et adaptés et les outils d’information ou même de calcul et d‘analyse, une partie de la difficulté est traitée ou contournée.

Il y a cependant une conséquence que nous ne pouvons pas régler : la perturbation du client. Elle ne se traite que par le conseil. Ceci dit, elle est aussi un atout pour nous, car de plus en plus de personnes cherchent des conseils et nos parts de marché progressent mécaniquement.

Boris Massoutier : constatez-vous des changements de comportement de la part de vos clients face à la pression fiscale ?

La recherche de défiscalisation est une donnée forte du marché français. La vague de la recherche de concret se continue, donc la tendance à financer des TPE/PME et à investir dans des fonds défiscalisant avec elle. On note peut-être un peu plus de prudence car il y a eu quelques incidents notables.

Il semble apparaitre un nouveau centre d’intérêt : le financement de fondations. Cependant cela semble embryonnaire (pour le commun des mortels) et il est difficile de savoir si cela relève d’une appétence ou d’une action de communication agressive des institutions pour lesquelles c’est un mode de financement, qui presque toutes disent qu’elles subissent une baisse des « dons classiques ».

Pour le reste, 2015 semble vraiment une année normale, le ras le bol de la pression et l’impression de ne plus pouvoir échapper au FISC en plus.

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